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Bois, pompons et tissus andins pour un cocktail de bijoux pétillants!

Bois, pompons et tissus andins pour un cocktail de bijoux pétillants!

         Cette fois Sirenas Incaicas profite de l’été et de sa légèreté pour rassembler trois créatrices de talents qui sauront vous faire voyager par leurs bijoux originaux et tantôt graphiques, poétiques, ethniques!
Toutes trois très différentes de par leurs univers mais qui se retrouvent autour d’une même idée: conférer au bijou une identité. Des bijoux fantaisie qui ont un véritable cachet, une signature et donne alors à la moindre tenue chic et exotisme rares. Chacune détient son secret de fabrication et/ou destination de production et rivalise d’imagination pour nous parer! Sirenas Incaicas vous proposent de découvrir ce trio gagnant pour un été haut en couleurs!
Salomé Charly: celle qui taille le bois comme des diamants
Déjà lorsque je (Olyanna) travaillais à Talents Opéra (boutique Ateliers d’Art de France), je me souviens de la créatrice en question, Salomé Charly- un nom qui m’est resté! Cette jeune femme rousse aux yeux verts à l’allure digne d’une héroïne Marvel, classe tout en discrétion, mystérieuse propose des pièces à son image. Graphiques, élégants, authentiques, ces bijoux taillés dans le bois de merisier sont de vraies parures citadines qui relèvent le côté parisien et presque primitif d’une tenue aussi sobre soit-elle. L’originalité de ces pièces réside dans sa manière de façonner ses « perles de bois » à l’égal des gemmes et des diamants précieux.
Salome Charly, Photographer : William Bibet, Model : Fanny Leonard, Make-up Artist : Segolene Trevidic
Salome Charly, Photographe : William Bibet, Make-up Artist : Sarah Da Silva
     Récemment, nous avons craqué pour les modèles de sa dernière collection: « Pelcra » pour Kyralina, créoles XXL couleur bois orange (et laiton doré couleur champagne), « Lezra » pour Olyanna, disques flanqués d’un cône en bois orange également (voir ci-dessus). Ces deux modèles en particulier nous évoquent complètement les parures des Empereurs Incas revisitées bien sûr (d’autant plus qu’à l’époque ce sont surtout les hommes qui portaient des ornements d’oreilles!).
(Portrait d’Atahualpa, exposition « L’Inca et le Conquistador », Musée du Quai Branly, 2015, puis photographies personnelles du Musée Larco de Lima, Pérou, 2014).
Les « Pelcra » rappelant un aspect plus « Amazone », avec une créole proche des Caraïbes et des Antilles- des lieux où ces bijoux étaient arborés à l’origine. Des légendes racontent d’ailleurs que les premières boucles d’oreilles de type « créoles » apparurent en Mésopotamie sous la forme de lune ou de serpent, servant d’amulettes pour protéger les oreilles considérées alors comme les portes ouvertes de l’esprit. Tandis que le modèle « Lezra » en appelle aux souvenirs de ces fameux disques d’or portés par les hauts dignitaires de l’Empire du Soleil.
Très bien finies et signées, ces boucles d’oreilles ont une vraie personnalité et sont en plus, incroyablement légères à porter! Coup de génie de Salomé Charly!

 

Sur le nuage de Meije, restons légères et ethniques à souhait!

      Rencontrée aux abords du Marché des Enfants Rouges (à Paris, dans le Marais), les pompons de Meije nous ont immédiatement interpellés! Bariolés de couleurs chatoyantes, ces fils de lin sont aussi bien des créations personnelles de l’autodidacte Meije que des trésors rapportés du Nord de la Thaïlande où la créatrice se rend fréquemment. Sirenas Incaicas changent de cap le temps d’une balade pour flirter avec l’Asie!
Et ce n’est pas un hasard: car en réalité, il existe de nombreux points communs entre cultures andines et territoires asiatiques! Pour avoir été au Pérou, y avoir un peu vécu et surtout avoir pu contempler les nombreuses danses typiques et folkloriques de ce pays, c’est incroyable de voir les liens esthétiques des costumes, des parades qui ressemblent à ceux d’Asie. La danse de la Diablada par exemple (danse avec costumes et impressionnants masques grotesques rappelant l’arrivée des Conquistadors en Amérique préhispanique) pourrait être un écho saisissant du dragon tel qu’il est stylisé lors du Nouvel An Chinois…
(Voici La Diablada, extrait de danse, Brisas del Titicaca, Lima, Pérou, 2014, photo personnelle et à côté, Dragon du Nouvel An chinois, photo web).
    Bref, pour en revenir à nos pompons (les moutons n’étant pas loin :)), Meije propose un éventail de choix en bijoux et accessoires très attrayant. Ce sont les grandes boucles d’oreilles « Lana » que nous avons choisi car leur aspect psychédélique nous pare en un clin d’œil et nous ramènent aux icônes magnifiques de notre numéro préféré de Vogue au Pérou »avec les sublimes photos de Mario Testino, d’ailleurs à ce propos, vous pouvez savourer notre article :http://sirenas-incaicas.com/index.php/2016/12/14/la-fondation-mario-testino-un-mate-mate-de-tradition-et-de-modernite/
 
Madame Melon, à la conquête de la mode éthique!
     Comme sortie d’un chapeau, Madame Melon apparaît avec un univers qui rend hommage à la Cordillère des Andes, à ses tissus, ses couleurs, ses motifs et son savoir-faire. Petite silhouette et cheveux d’ange, cette jeune créatrice a puisé son inspiration notamment en Argentine où elle a passé plusieurs années et fondé des ateliers de coopération pour sa marque qui se veut ethnique et éthique. Engagée contre le « fast-fashion »; c’est-à-dire la récupération de codes esthétiques autochtones au détriment des populations qui en vivent, Madame Melon lutte pour une mode meilleure.
Coup de cœur pour ces magnifiques colliers dont les noms « Pachamama » (« Terre-mère en quechua) et « Inti » (Soleil) sont une ode au voyage et à la féminité andine, riche de traditions et à l’élégance intemporelle.
(Photos des colliers Pachamama (modèle Amazona) et Inti (violet), mannequin Madame Melon).
(Danseuses de la Sierra cuzquena, Brisas del Titicaca, Lima, Pérou, 2014, photo personnelle).

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